Archives pour l'étiquette football

#SportPlaysMixed, ses intentions

Convaincre ou persuader. Telles sont les options possibles, aujourd’hui, face aux décideurs.

Au delà des beaux discours, #SportPlaysMixed choisit l’option de convaincre les instances dirigeantes tous comme les pratiquants, qui doutent encore, bon gré mal gré, du bien fondé du sport mixte.

Par l’éducation non-formelle, inexistante aux seins des réseaux d’éducations nationales, au travers d’actions interactives entre européens, avec leurs différences, #SportPlaysMixed fut convaincant. En articulant workshops et activités de terrains, l’ensemble des participants s’est d’abord convaincu qu’il existe certes des avantages mais aussi des limites.

En revanche, il est aisé de constater que les femmes ne pratiquent pas suffisamment, et que ce déséquilibre, injuste, porte préjudice aux relations femmes-hommes dans notre société.

Notre intention collective, est donc de sensibiliser les populations européennes, celles qui ne décident pas, notamment celles en marge de la société, précisément là où se trouvent les injustices.

C’est ce qu’entreprendront nos jeunes européens (Italie, Finlande, France, Espagne, Allemagne), au sein de leurs structures locales, au travers de recommandations rédigées en français et anglais. PIC_9

Leur engagement, et leurs connaissances désormais élargies, viendront renforcer l’esprit qui nous a animé pendant ces 6 jours, celui d’une justice concrète, dénuée de toute considération politicienne, hors des grandes déclarations publiques. Mais plutôt, à l’intérieur du gymnase, du parc, en piscine, sur la piste ou sur la route. En bref, sur le terrain…

retrouvez, dans le prochain article, les perspectives et les recommandations (FR ENG) en PDF, consultables en ligne, de #SportPlaysMixed.

#SportPlaysMixed, sa logique

#SportPlaysMixed s’est déroulé sur 6 jours d’ateliers, de rencontres, et de jeux sportifs et interculturels autour de la thématique de la pratique sportive mixte. (du 27/09 au 3/10/2015).

Pour rythmer cette semaine, le projet a été renforcé par deux temps forts. Le mercredi fut dédié au terrain, joyeusement squatté par de nombreux enfants, filles et garçons, jouant ensemble au ballon. Ils ont bien joué, se sont bien amusé, et ont pris du plaisir, dans un jeu simple.

« l’intérêt du jeu, c’est le jeu lui même ». Eric Duprat.

Puis vint le moment plus politique, la journée du samedi 3 octobre, avec une conférence réunissant quelques experts, dont Carole Bretteville, Olga Trostiansky, PIC_10Laurent Petrynka. Plus intellectuel, ce temps fort fût l’occasion de répéter que rien n’est joué, que la pratique mixte est toute juste acceptée.

Et c’est dans ce contexte que l’interaction entre experts et jeunes participants de #SportPlaysMixed, a pris tout son sens lors de la remise des recommandations, produit final du projet, traduit en 8 langues, et rassemblant le travail de toute une équipe. La question est simple mais amène à des problématiques sociétales plus complexes. Comment et pourquoi jouer ensemble, filles et garçons, hommes et femmes ?

Pour avoir des pistes de réponses, lisez prochainement l’article, expliquant les intentions de #SportPlaysMixed.

LA PAROLE AU PEUPLE. Episode 3, « Quelle est la place de la femme dans la société pour vous ? »

visuel-rugbyLa place de la femme dans la société en 2014.

Même si la France a été pionnière en matière d’émancipation de la femme, le combat est toujours d’actualité. Pourtant, si la lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes n’est plus contestable, il existe aujourd’hui, plusieurs armes, que sont LES féminismes (Cf. Entretien avec Evelyne Sullerot)

Quant au Brésil, les femmes poursuivent leur parcours afin d’atteindre une certaine équité, tout en respectant les différences qui les caractérisent.

La parole au peuple. Comparaison France/Brésil. La place de la femme dans la société. Un sujet dans l’air du temps… voyez plutôt.

 

Précédemment, dans La parole au peuple…

Episode 2 « C’est quoi l’éducation pour vous ? »

Episode 1 « C’est quoi le Brésil pour vous ? »

Images passe-Sport, 2013/2014.

LA PAROLE AU PEUPLE. Episode 1, c’est quoi le Brésil pour vous ?

Juin 2013, le Brésil est en proie à de violentes manifestations, protestations, réactions de mécontentement face aux dépenses publiques liées au Mondial.

A quelques jours du match d’ouverture, Passe-Sport revient sur ces événements, au travers de témoignages authentiques.
La parole au peuple, en vidéo ici.

L’entraineur est une femme : portrait d’Helena Costa, nouvel entraîneur de Clermont-Foot.

Le site de L’équipe consacrait le 7 mai un article sur le nouvel entraineur de Clermont foot qui n’est autre qu’Helena Costa, l’ancien selectionneur de l’équipe féminine de l’Iran et du Quatar.

Lire le portrait ci-dessous ou directement sur le site de L’équipe

COSTA UNE TETE BIEN FAITE

Les joueurs de Clermont foot sont curieux de découvrir Helena Costa. Dans quelques jours, ils feront la connaissance de leur nouvel entraîneur, une femme brillante âgée de 36 ans. Major de sa promotion (120 candidats) de l’université des sciences et des sports de Lisbonne à la fin des années 90, elle a multiplié les thèses sur la méthodologie de l’entraînement si l’on s’en réfère à sa page wikipedia. «Je veux dédier ma vie au football, en faire mon métier. Cela peut être une équipe féminine ou masculine, je ne me ferme aucune porte», expliquait l’ancienne formatrice du Benfica Lisbonne en 2008 dans un reportage de RTP. Parfois comparée à José Mourinho pour sa science tactique, elle a côtoyé le technicien portugais lors d’un stage à Chelsea en octobre 2005. Quelques mois plus tard, elle est sacrée championne du championnat régional de Lisbonne avec l’équipe masculine amateur du Cheleirense.

Une expérience enrichissante mais «difficile» au Qatar et en Iran

Entre 2008 et 2010, elle est recruteur et observateur en Espagne et au Portugal pour le club écossais du Celtic Glasgow. Avant de devenir sélectionneur des équipes féminines du Qatar puis de l’Iran. «Quand je suis arrivée, personne ne savait qu’il existait une sélection féminine au Qatar. Je me rends dans les écoles et les universités pour recruter des joueuses. Mais pour des questions religieuses et culturelles, les familles refusent souvent que leur fille joue au foot même pour l’équipe nationale, regrettait-elle dans ce reportage de TVI24 datant de 2011. C’est difficile mais c’est une super expérience.» Nulle doute que celle qui l’attend en Auvergne le sera également. Espérons pour elle que cela dure plus longtemps que l’expérience de Carolina Morace avec le club italien de Viterbese : elle n’avait tenu que deux matches avec les pros de l’équipe masculine (D3).